Hoalen par Virginie Cantineau

Posted in Portraits Business by dancingslow on juin 27, 2010

Follow my blog with Bloglovin

… ou plutôt Hoalen expliqué par Virginie Cantineau pour être exacte, car si c’est l’une des co-fondatrices qui s’exprime ci-dessous, elle partage avec nous une jeune histoire développée par un groupe de quinze partenaires. Hoalen c’est surtout du nouveau dans le monde de la glisse, une nouvelle marque de surfwear imaginée par un groupe d’amis qui de retour en France et après des expériences professionnelles très différentes a décidé de s’impliquer dans un projet commun. Tous passionnés de glisse, ils ont identifiés un manque sur le segment surfwear.

Les premières et deuxièmes générations de surfeurs ayant vieillis et représentant une population à fort pouvoir d’achat, souvent csp+, il n’y avait pour autant pas d’offres à leur goût. Les collections de surfwear sont souvent très teenagers. De plus le surf n’est pas un sport que l’on aborde momentanément, c’est un style de vie que l’on cultive souvent et transmet à ses enfants.

Parmi les co-fondateurs de la marque l’on trouve Virginie Cantineau que nous avons interviewée. Comme ses aînées Quicksilver et consoeurs, la jeune marque est très dynamique et déjà sponsor de nombreux événements liés au monde de la glisse dont : HOALEN Fathers & Sons, à Guéthary, le Tour de Belle-Ile à la voile, à la Trinité-sur-mer, Naish Stand Up Paddle Tour et au Maroc le Festival de Dakhla en mars 2011.

Et à ne pas manquer cet été et à la rentrée : HOALEN Paddle Crossing, 25 juillet prochain à Plouguerneau-Lilia, Masters Longboard en Septembre 2010 à Montalive et HOALEN Saltwater Classic, cet automne à La Torche.

L’idée d’Hoalen, c’est un art de vivre autour du surf, plutôt qu’une recherche absolue de la performance sportive ou technique. En fait, on se sent plus côté Chris Isaac guitare à la main que coté surfeur d’argent chez Marvels. Pour l’instant du moins … Plaisir plus que défi. Le défi pour Hoalen est maintenant de consolider sa place parmi les grandes marques de surfwear et certainement de s’imposer ‘outremers’.

Questions à Virginie Cantineau/

afv : Comment pilote t on une jeune entreprise lorsque l’on est un board de 15 investisseurs privés ? au delà des valeurs communes qu’est ce qui motive le ‘team’ Hoalen ?

Virginie Cantineau : HOALEN est une petite structure certes mais elle s’est construite sur un capital social de 100 000 € porté récemment à 169030 € et sur des bases juridiques solides à savoir une S.A.S qui accorde des droits préférentiels à chacun en fonction de son rôle dans la création de Hoalen et permet de bien appréhender les différentes issues du projet.

La gestion est entre les mains d’Eric Cantineau et son équipe mais elle est soumise d’une part à l’accord d’un comité stratégique restreint ou d’une assemblée générale pour certains types de décision et d’autre part à un système de reporting trimestriel, reporting portant bien sûr sur les résultats chiffrés vs objectifs mais aussi sur le statut des activités marketing, commerciales, R&D, événementielles / sponsoring.

Ce fonctionnement, aidé par une comptabilité internalisée à 100% permettant une visibilité totale et immédiate sur les résultats / charges, permet une entière transparence entre d’une part l’équipe en place et le reste des investisseurs.

Au-delà de leur apport en capital et de leur intérêt personnel dans le projet, chacun des investisseurs apporte ses compétences à l’équipe. En effet, chacun des investisseurs bénéficie de compétences pointues dans un domaine particulier (finance, média, ventes…) qu’il offre dès qu’on le sollicite. C’est un peu leur part de rêve qu’on active…

Le ‘team’ Hoalen, réuni autour de valeurs et de passions communes, souhaite, faire grandir ce projet en y apportant ses compétences, son réseau, son enthousiasme et participer quand c’est possible à certaines de ses réalisations (Stéphane a participé avec son fils Paul à deux éditions de la Hoalen Fathers & Sons, Vincent a eu la chance de skipper le 60 pieds BT avec Sébastien Josse entre l’Angleterre et Lorient…). Les perspectives financières existent mais ne sont ni à court terme ni la motivation première de l’ensemble des investisseurs.

afv : D’ailleurs les femmes sont elles bien représentées dans ce board ?

Virginie Cantineau : Pour l’instant pas encore. Au board, sur les 14 investisseurs, je suis la seule femme. Mais c’est sur le papier seulement car les 13 autres investisseurs ne sont pas seuls et leur femme sont également très impliquées dans la réussite du projet. Par contre, la société est constituée de 5 personnes et les femmes sont majoritaires (3 sur 5) !

afv : Au delà de votre positionnement presque ‘slow wear’ (avec de belles matières, belles coupes, lifestyle …) qu’est ce qui vous différencie réellement de vos concurrents ?

Virginie Cantineau : La première différence est la cible. Et là tout est parti d’un constat simple. Les quarantenaires d’aujourd’hui ont tous été séduits, adolescents, par les majors du marché (Quik, Rip Curl et autres). Avec l’âge, ces adultes sont certes restés sensibles aux sports de glisse, au style de vie qui s’y attache, ils pratiquent encore pour beaucoup mais ils ont grandi et s’habillent différemment.

Mais les marques qui les ont habillé plus jeunes sont restés auprès des adolescents. C’est donc aujourd’hui plus difficile pour un adulte de s’habiller chez les majors du surfwear. Et, au-delà des vêtements, l’image des majors du surfwear est centré sur la compétition, la performance quand les adultes peuvent être plus sensibles à l’émulation, au dépassement de soi et au style de vie.

Un vrai vide s’est donc créé et c’est précisément sur cette niche que Hoalen se développe. La communication, les vêtements, le type d’événements que Hoalen organise s’en ressent.

La seconde est également partie d’un second constat. Les adultes sont souvent très polyvalents quand ils aiment l’eau et c’est peut-être encore plus vrai en Bretagne. Quand le vent souffle, ils naviguent en planche, en kite, en voilier, quand la houle rentre, ils surfent, quand aucune des conditions n’est réunie, ils rament, ils pêchent… Bref, ils savent souvent tout faire sur l’eau.

Et nos ambassadeurs en sont l’illustration. Sébastien Josse, skipper du Vendée globe brille en tant que skipper mais il est aussi à l’aise sur l’eau en surf… Or les adolescents sont eux plus souvent concentrés sur une discipline.

C’est pourquoi la communication montre des surfeurs, des skippers, des kites surfeurs quand les autres ne montrent souvent qu’une discipline.

afv : Si votre coeur de cible semble réceptif à votre approche, comment les ados percoivent ils l’univers Hoalen ?

Virginie Cantineau : Les adolescents sont finalement également sensibles à l’univers Hoalen. L’image des ambassadeurs, même s’ils au passé la cap de la trentaine ou plus, semble inspirante. Un Ronan Chatain, longboardeur émérite, mais aussi responsable de l’Ecole de surf de Bretagne à la Torche, suscite l’admiration de nombreux jeunes, visiblement autant inspirés par ses performances que par sa volonté de faire évoluer les sports de glisse.

afv : Quel va etre le niveau de référencement de la marque ? sa distribution sera t elle limitée aux surfshops ? quels sont vos objectifs de référencement ?

Virginie Cantineau : Au lancement de la marque, notre volonté était d’être dans les surfshops, prescipteurs dans l’univers des sports de glisse, gage de crédibilité et assurance de toucher le coeur de cible, les pratiquants. Ce mode de distribution confortait notre volonté de faire de Hoalen ‘pas juste une marque de vêtements’ mais une marque qui certes créée des vêtements mais aussi qui s’implique dans le développement des sports de houle (ambassadeurs, organisation d’événements).

Hoalen n’attirant pas que les pratiquants intensifs mais aussi des adultes sensibles à ces sports, à la vie sur les côtes, aux exploits des icônes de ces sports, Hoalen doit également aller dans des points de vente où vont ces adultes qui bien souvent n’ont jamais mis les pieds dans un surfshop, à savoir des magasins multi-marques, prêt-à-porter vendant des marques ‘outdoor’ à destination d’une clientèle adulte. Ce réseau permettra également à Hoalen d’être vendue ailleurs que sur les côtes où sont bien souvent situés les surfshops ainsi qu’aux femmes qui s’habillent plus rarement dans un surfshop.

Hoalen est aujourd’hui présente dans un magasin de ce type à Saint Valéry sur somme, ‘No Shoes’.

La marque est également vendue dans son magasin en propre à Plouguerneau (à 30 km au nord de Brest), magasin qui déménage cet été et s’installe dans une petite crique, au bord de l’eau en face de l’île Vierge.

Elle est également vendue sur son site internet www.hoalen.com.

afv : Vous annonciez ces derniers jours le lancement de modèles ‘techniques’ avec la gamme Hoalen Classic Gear, s’agit il de vos premiers pas vers une ligne mixte destinée à des athlètes ou amateurs de performance ?

Virginie Cantineau : Hoalen n’est pas qu’une marque de vêtements. Elle se devait donc d’avoir quelques pièces techniques très abouties et de grande qualité. C’est pourquoi elle lance ce mois-ci une petite gamme technique très qualitative et différente de ce qui se fait sur le marché aujourd’hui. Deux tops en néoprène japonais (aux grandes qualités de souplesse / isothermiques), un sans manche et un avec manche destinés aux surfeurs et aux rameurs (en stand-up, pirogue) avec un look très sobre et rétro ainsi qu’une veste à capuche en néoprène.

Hoalen a également relancé un top et un boardshort technique dans une matière française issue d’un brevet ESF, spécialiste français des tissus élastiques. Deux pièces très élastiques, très confortables et, téflonnés, dont les qualités de séchage sont assez révolutionnaires.

afv : Hoalen commence à s’implanter à l’étranger dans le Pacifique avec le Japon et l’Australie. Quelles sont vos prochaines escales ? et la marque pourrait elle être partenaire d’événements sportifs dans ses zones ?

Virginie Cantineau : L’idée au Japon (pays qui rassemble énormément de surfeurs, de surfeurs adultes, qui est sensible à ‘lexotisme’ de la France et de la Bretagne) est de refaire la même démarche que celle effectuée en France au lancement de la marque. S’appuyer sur des personnalités locales connectées dans le milieu des sports de glisse, des ambassadeurs locaux (trouvés ! Meiko et Shojiro) d’organiser quelques événements (dont la Hoalen Fathers & Sons en 2011) pour diffuser progressivement la marque dans un réseau de surfshops / magasins de sport sélectifs.

La démarche est engagée. Les partenaires, les ambassadeurs trouvés. Un événement en perspective pour 2011. Deux magasins rouvés pour diffuser la collection Hiver 2010 et une tournée commerciale en septembre 2010 pour la collection Eté 2011.

afv : Pourquoi des ambassadeurs plutôt que des modèles ? qui est en charge de la (très réussie) direction artistique de la marque ?

Virginie Cantineau : Un des objectifs de Hoalen est d’inciter les gens à aller dans l’eau. C’est plus facile de le faire en montrant des ‘vrais’ avec qui le mot ambassadeur prend tout son sens. Ils sont tous très actifs dans leur domaine et prêtent leur visage et leur histoire à Hoalen. Ils font souvent rêver aussi par leur exploits, leur engagement personnel dans le développement des sports de houle. Et, c’est une chance pour nous, ils sont tous faciles et agréables à photographier. Ca aide bien sûr…

page Facebook de Hoalen

hoalen.com

/propos recueillis par AFV  - copyrights photos Hoalen

Poster un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 1 640 followers

%d bloggers like this: