FIAC, 2013

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… pas encore quarante ans mais la FIAC si. Quatre décennies que la foire d’art contemporain de Paris est accueillie sous la verrière du Grand Palais et qu’elle demeure malgré l’émergence de nombreuses concurrentes à l’international et en France, l’une des références dans son domaine. L’expérience de l’art n’a pas d’âge et chacun peut l’aborder à sa façon, en jeune premier ou d’un oeil expert. Alors que je déambule dans les allées, je réfléchis à cette sensation assez agréable et auto satisfaisante s’il en est : avec le temps l’oeil s’affine. Les artistes ne sont plus abordés de la même façon. Quel plaisir et émotion particulière lorsque vous vous sentez comme portés vers une oeuvre plutôt qu’une autre. Lorsque qu’après, et l’ordre est important, avoir apprécié l’oeuvre vous vous dites qu’elle est de tel ou tel artiste. Sans lire ‘l’étiquette’.

Le manque d’élégance serait de lire le nom avant de regarder, d’avoir observé et de s’être imprégné de l’oeuvre. Qu’on l’aime, qu’on la comprenne ou pas, qu’on la rejette ou qu’au contraire elle exerce sur nous son pouvoir d’attraction. Que l’on ait reconnu son auteur ou pas. Plus que d’être chic, c’ est magique, excitant, lorsqu’au milieu d’un espace offrant à notre oeil plusieurs oeuvres, plusieurs visions artistiques, notre corps est poussé, attiré, en mode pilotage automatique vers une image et pas une autre, vers une installation plutôt qu’une photographie. Notre mémoire et notre coeur ont comme enregistré certaines émotions, mécanismes affectifs, intellectuels, socio culturels  ? Comme un hastag ou un QR code propre et destiné, lisible par un seul d’entre nous et qui nous harponnerait, une sensation, une attirance particulière. Avant même que le nom de l’artiste ait été identifié dans nos ‘datas’, scanné par notre regard, nos sens ont eux reconnus l’artiste.
Pas d’excitation, d’agitation à la Fiac cette année. Tout y semble calme et les oeuvres dérangent non par leur propos mais par leur relation quasi platonique à la stupeur ambiante de ce monde, à ses actualités socio-économiques, politiques, catastrophiques.
Premières rencontres ou rencontres notoires … Sophie Calle (‘Gotham Handbook’, 1994) , Jean-Michel Othoniel (place Colette, 2000), Liam Gillick (Miami 2011, ?), Carsten Holler (Tate Modern, 2006), Carl André (croisé sur Pinterest et diverses institutions muséales) et Anish Kapoor (Kensington Gardens, Serpentine Galery, 2010-11).
Remerciements à Orange,
Images /AFV
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Souvenir … d’Anish Kapoor dans sans aucun doute l’un de mes endroits le plus cher au monde … et dans le sillage de la Serpentine Gallery, l’une de mes institutions préférées. Anish Kapoor, Turning the World Upside Down, Sky Mirror 2006, 2010, Installation view Kensington Gardens, London (28 September 2010 – 13 March 2011), Photograph © 2010 Dave Morgan

 

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