Charlotte Stone par Charlotte Dubois : “j’ai choisi … de me consacrer à mon rêve : la création de bagues. Je me définirais volontiers comme créatrice de bagues de joaillerie…”

charlotte dubois_ charlotte stones

C’est au détour d’une session de surf sur le web que j’ai découvert le travail de Charlotte Dubois. Son style m’a beaucoup plu et j’ai eu envie d’en savoir plus. L’évolution naturelle des professionnels des relations presse les conduit souvent à créer leur propre agence mais ces dernières années j’ai pu suivre les parcours de ‘RP’ qui ont osé une vraie sortie de leur ‘zone de confort’ en privilégiant des activités passions ! C’est autant l’entreprenur que la créatrice qui s’exprime ici et nous parle des débuts de sa marque de ‘bagues de joaillerie’.

Madame Business : Parlez-nous de votre parcours avant la création de Charlotte Stone et en quoi votre expérience vous aide dans ce nouveau projet ?

Charlotte Dubois : Après mon bac et des études d’attachée de presse (EFAP), j’ai tracé ma voie dans la communication. Attachée de presse pendant plus de 20 ans (en agence, en entreprise, puis à mon compte pendant plus de 10 ans en tant qu’attachée de presse généraliste), je me décide ENFIN, en 2012, à me tourner vers ma passion : la création de Bagues. Mon expérience d’attachée de presse m’aide, bien évidemment, à effectuer plus facilement les relations presse de CHARLOTTE STONE… mais il est beaucoup plus difficile de se vendre soi-même car le côté émotionnel entre en jeu… ce qui n’était pas le cas lorsque je travaillais pour d’autres clients !!! J’ai eu le trac en passant mon premier coup de téléphone à un journaliste !!!

MB : Et comment devient-on créatrice de bijoux ? D’ailleurs vous êtes : designer, créatrice, directrice artistique …? Quel est votre meilleur qualificatif ?

CD : Au décès de ma grand-mère, ma mère m’a donné une somme d’argent que j’ai concrétisée dans l’apprentissage de la gemmologie et suis partie apprendre la gemmologie dans une école (ING pour Institut National de Gemmologie). Ensuite, j’ai eu la chance de pouvoir faire réaliser pour moi quelques modèles originaux de bagues. À chaque fois, celles-ci plaisaient à mon entourage. Ayant décidé de me lancer dans cette activité, et face à ce “challenge”, j’ai choisi d’arrêter mon activité d’attachée de presse indépendante pour me consacrer à mon rêve : la création de bagues. Je me définirais volontiers comme créatrice de bagues de joaillerie…

MB  : Je ne sais pas pourquoi mais j’imagine toujours l’artisan entrepreneur comme assez isolé, peut être plus que les autres ? Qui vous entoure dans cette aventure ? Comment s’organise votre quotidien autour de Charlotte Stone ?

CD : Après avoir été salariée puis profession libérale, j’ai créé une structure juridique, une EURL. Je ne suis pas à proprement parlé artisan car je ne réalise pas moi-même les bagues mais les confie à des artisans rôdés à ce métier… J’ai fait seule toutes les démarches : le dépôt de la marque à l’INPI ; la rédaction des statuts de l’EURL et leurs dépôts, avec les nombreux allers-retours pour des demandes de documents administratifs ; la création du logo ; la création du site internet ; les relations presse (le dossier de presse, l’élaboration du listing presse, l’envoi aux journalistes et les relances). Ayant eu le plaisir de travailler déjà avec des artisans pour la réalisation de mes propres bagues, je suis allée naturellement vers eux pour mon nouveau projet.

baque-charlottestone-paris-28Les 3 modèles de bagues VENDÔME, TROCADÉRO et ROYALE ont été créées et il y a eu, pour chacun des modèles, la réalisation de leur cire, d’une maquette et d’un moule. J’explique à l’artisan ce que je souhaite. Après m’avoir bien compris, il réalise la maquette. Mon travail est, par définition, assez solitaire (je l’étais aussi en étant attachée de presse indépendante) mais j’ai la chance de pouvoir partager mes interrogations/questions avec un petit nombre de personnes de mon entourage. Étant extérieures au domaine de la joaillerie, elles ont le recul nécessaire pour m’aider à avancer dans cette aventure.

MB  : Si vous signez un anneau Vendôme qui démontre une volonté de positionner vos créations dans un segment haut de gamme au delà bien entendu de la qualité de la fabrication, en quoi la mention ‘fait à Paris’ est-elle elle si importante ?

CD : Née en mai 68, je suis une parisienne NAP (née à Neuilly-sur-Seine, j’ai fais mes études à Auteuil et j’habite Passy). Paris est la capitale du luxe. Ayant la chance d’être parisienne et adorant Paris, il m’a paru naturel de faire réaliser chaque bague dans un atelier parisien. Les bagues CHARLOTTE STONE sont véritablement des bijoux “made in Paris”. La réalisation de produits entièrement “made in France” permet de valoriser, entre autres, le savoir-faire, la créativité et la qualité française.

MB : J’ai récemment découvert ADC (Au-Delà du Cuir) un dispositif qui soutient de jeunes marques de la filière cuir. Etes-vous soutenue par un dispositif similaire et si non quels sont aujourd’hui les freins et a contrario les aides pour les jeunes maisons dans ‘votre’ domaine ?

CD : Je n’ai pas connaissance de soutien à des marques dans le domaine de la joaillerie… Il existe, je crois, certaines aides mais ces dernières sont, le plus souvent, pour des créateurs de moins de 30 ans… Les freins pour créer une structure résident plutôt dans le côté administratif particulièrement lourd (j’ai un classeur énorme de création de l’EURL !!!). Par ailleurs, il serait bon d’être exonéré de charges pendant les 3 premières années et pourvoir basculer d’un statut d’EURL à auto-entrepreneur, sans délai de carence…

MB : La vente de bijoux sur internet, même très onéreux, est une réalité. Cela dit les maisons pratiquant ce mode de vente ont le bénéfice d’un réseau de distribution traditionnelle fort et surtout la légitimité et réassurance d’un nom connu. ‘L’e-commerce joailler’ semble aujourd’hui totalement démystifié, même pour de nouveaux acteurs. Est-ce le cas ? Comment jouez-vous de cet atout et comment créez-vous de la ‘relation’ avec vos clients ?

CD: Actuellement, les bagues CHARLOTTE STONE sont en vente dans une boutique à Paris… mais aussi via Internet pour ceux qui ont le coup de cœur et qui n’estiment pas nécessaire de passer en magasin pour les essayer… Toutefois, le site charlottestone.fr n’est pas un site marchand…

MB : Quels sont vos projets et nouveautés ?

CD : Développer la gamme de bagues CHARLOTTE STONE, trouver de nouveaux points de vente, faire remanier le site Internet par des professionnels, et intensifier les relations presse. J’ai des idées plein la tête, mais le développement de mon activité dépendra, bien sûr, de la confirmation de mes premières ventes…

Retrouvez-le travail de Charlotte sur son site charlottestone.fr.

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Copyright Oksana Giroud-Gudymenko

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