Tom Wallis, fondateur d’Alto Café : “Notre objectif est clair : exister tout en étant différent … en innovant, et avec beaucoup de ténacité”

tom wallis alto cafe 5�stephaniesolinas

Alors que Starbucks installe son salon dans les trains suisses, au moment où les camions ambulants sont devenus aussi prisés que l’immobilier à Paris, l’on se surprend à ne plus être étonné justement de croiser les véhicules Alto Café sur des événements grands publics (concert de Dépêche Mode, à Montpellier en janvier 2014) ou des rendez-vous professionnels comme le salon Maison & Objet. Repéré devant les Galeries Lafayette à Paris depuis quelques années, le concept s’est exporté en province mais aussi à l’étranger. Au fond si l’on associe souvent la vente mobile à l’Asie ou aux grandes villes américaines, nous avons longtemps été desservis en zone rurale par des boulangers et autres épiciers et maraîchers itinérants même si ce n’est pas exactement la même chose. Le concept né de nécessité ‘des champs’ a muté en une mode urbaine, mobile, stylée autant que nécessaire et utile. Des entrepreneurs tels Tom Wallis nous facilitent l’accès à un café de qualité, un ‘jus’ qui nous suit sur notre trajet de ‘neo-commuters’. Le concept de Tom Wallis repose sur trois fondamentaux : lisibilité, qualité, mobilité. Un choix fort de travailler un produit unique : Alto Café vend du café. Alto Café recherche avant tout la qualité du produit, du service, du mode et des outils de distribution. Ce qui intrinsèquement implique un accès organique presque intuitif à votre café ‘on the go’.  Alto Café est là où vous êtes, au détour de la bonne rue, dans les terminaux de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, les gares SNCF ou intégré aux nouvelles stations d’Abribus de la RATP. Ce qui me plaît donc chez Alto Café, c’est à la fois sa cadence (raisonnable) de développement mais aussi sa stratégie d’innovation et d’image. Discussion avec Tom Wallis, directeur et fondateur d’Alto Café.

Madame Business : Si l’on observe une vraie effervescence en matière de vente ambulante (le terme semble désuet) peu de concepts se différencient vraiment. Quelle est justement l’originalité d’Alto Café ?

Tom Wallis : L’originalité d’Alto café se décline en 3 points : c’est une marque monoproduit qui ne fait que du café, précisément, une gamme de trois formats pour aller toujours plus prêt du client dans des lieux surprenants (Altomodule, Altomobile, Altomini) et c’est un positionnement qui ‘table’ sur un café préparé dans les règles de l’art.

MB : … parmi les modèles étrangers, de la vente de fruits frais prêts à consommer dans les rues de Rome au pousse-pousse à Shanghai, aux cafés ‘nip/tuck’ nippon ou aux nouveaux food trucks parisiens ? Confirmez-vous cette tendance et comment vous profite-t-elle ?

TW : C’est de la street food que certains nouveaux concepts (dont nous) avons voulu remettre au goût du jour mais en y apportant un vrai service et des produits de haute qualité. Aujourd’hui ce type de distribution renoue avec ses origines et redevient synonyme de qualité, de fraîcheur, … Nous confirmons bien sûr la tendance mais le monde de la rue, c’est aussi un environnement hostile autour… de sorte qu’il est dur de parler de qualité et difficile de monter nos concepts en gamme (objectif 2014 pour Alto).

MB : Quels sont vos concurrents en Ile de France ? Avec ou sans roues … Et en région ?

TW : Nos concurrents sont à la fois Lecointre, sur des chariots ou intégré à des kiosques, les corners Costa Express ou Starbucks dans les entreprises. Mais plus généralement tous les triporteurs sur les événements : Couleurs Café, Aroma Café (dans la région de Bourges).

MB : Comment noue-t-on un partenariat avec la RATP lorsque l’on est une jeune et encore moyenne structure ? Parlez-nous des concepts développés pour les transports en commun.

TW : On noue des partenariats uniquement en innovant, et avec beaucoup de ténacité. Il s’agit de créer des formats qui apportent un grand nombre de services aux usagers pour faciliter la mise en place. Les concepts Alto développés pour les transports en commun sont, à ce jour, des chariots mobiles qui viennent par tranche de deux fois 3h le matin et après le déjeuner pour vendre du café et animer un abri bus par exemple, ou un camion-magasin à la jonction des lignes métro et RER station de la Chapelle sous le métro aérien de la ligne 2.

MB : Identité visuelle, choix d’emplacement et mode de distribution, qualité du produit consommable, partenariats … autant d’éléments qui participent d’une communication globale extrêmement cohérente et qui donne à Alto Café une saveur mais également une image oscillant entre ‘establishment’ et start up innovante. Qu’est-ce qui dicte cette communication ?

TW :  Notre objectif est clair : exister tout en étant différent. Cet objectif est motivé par une réalité : nous sommes peu souvent chez nous (ex. fond de commerce) donc nous devons sans cesse avancer, bouger, tenter, oser… que ce soit autour du produit, du service (c’est d’ailleurs notre axe 2014), des ententes… Nous cherchons de nouvelles idées en permanence, tous les jours…

MB : Quelle est la présence digitale d’Alto Café ? La marque étant avant tout liée à nos déplacements en quoi joue-t-elle des innovation alliant mobilité et réseaux sociaux ?

TW : Le café étant une consommation quotidienne, traditionnelle et très habituelle, il a peu ou pas d’interactions et d’impact avec nos actions numériques.  Nous sommes ceci dit sur les réseaux sociaux mais il est vrai qu’une clientèle de salon n’est pas la même que celle de l’avenue Hausmann (Paris), donc il nous est plus difficile de toucher tous les consommateurs que ceux d’un burger qu’on peut facilement suivre sur Twitter (plus rare, identité plus marquée, une seule clientèle). Par ailleurs, en terme de comportement, l’on ne va pas ‘chercher un café’, ou très rarement (ceci dit, c’est précisément ce genre de nouveaux comportements que nous essayons de développer) car il y en a partout. En général, on tombe dessus et on y revient par habitude ou pour sa qualité …

MB : Quel est votre parcours avant la création d’Alto Café et quels sont vos projets de développement à l’avenir ?

TW : J’étais dans des métiers de Chef de produits pour des marques de sports, de loisirs, de montagne, puis j’ai été conseil en innovation, avec pour mission de conduire le changement, ‘modifier’ les . Ensuite sur la tendance anglo-saxonne des coffee shops (expérience Starbucks à Londres en 2004), je souhaite exister autrement… Nous réfléchissons actuellement à nos prochains formats innovants dont l’Altostation qui se compose d’une série de remorques pour étoffer l’impact visuel de nos installations (mobilier, batteries…). L’Altobus est un concept qui permettrait d’installer une terrasse et un corner café au sein d’un long autobus désaffecté mais roulant … Un autre dispositif innovant est le projet de l’Altotower qui consisterait à équiper un ascenseur d’un barista pour servir à la demande tous les étages … Surtout nous allons garantir la qualité du service et devenir une référence dans l’accueil des clients (comme nous le sommes déjà aujourd’hui sur le segment du café et des boissons).

Merci Tom !

Alto Café

alto2011_09©solinas alto9©stephaniesolinas alto23©stephaniesolinas

alto3©stephaniesolinas

About businessmadame

founder of Business Madame ... since 2007

Leave a Reply

Please log in using one of these methods to post your comment:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: