Sarah Diouf, Rédactrice en chef de Ghubar Magazine et Directrice de création de Spread360 : “Je n’ai jamais eu besoin de grand chose pour mener à bien mes projets, si ce n’est ma créativité”

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Normalement j’ai tendance à passer outre la journée de la femme, trouvant cela un peu opportuniste et ayant pour ma part la chance de rencontrer des gens qui célèbrent les femmes (autant que les hommes) tous les jours … Mais impossible de répondre par la négative à la belle et intelligente sollicitation de Sarah Diouf, Directrice de création de Ghubar Magazine et fondatrice de Spread360, une société de production. Sarah m’a demandé de répondre à ses questions, me sélectionnant parmi 14 femmes de son choix qu’elle interview pour ce 08 mars 2014. Saisissant cette opportunité justement, je lui ai demandé de répondre également à ses propres questions … Donc aujourd’hui c’est Sarah Diouf qui endosse le rôle de Business Madame ! Une session Q&A en toute sincérité ! Découvrez les interviews ici : ghubar-magazine.com !

Madame Business : Bonjour Sarah, présente toi s’il te plaît !

Sarah Diouf : Je m’appelle Sarah, j’ai 26 ans, j’habite Paris et je suis Rédactrice en chef d’un magazine que j’ai créé il y a 5 ans ; Ghubar, et parallèlement directrice de création d’une société de production visuelle que j’ai créé via ce dernier, Spread360.

MB : Quelle est l’épreuve la plus difficile que tu as eu à surmonter en tant que femme? Et ta plus belle expérience?

SD : Grandir, et m’accepter. Je trouve que l’on n’en parle pas autant que l’on devrait, mais la transition entre l’enfance et le stade adulte peut être complexe et difficile pour une fille. Loin des images stéréotypées du dialogue omniprésent parents/enfants ou celle d’une superbe complicité mère/fille qui nous aident à tout surmonter au quotidien, on a souvent tendance à se replier sur nous-même. Pour ma part, j’ai toujours été assez solitaire, mais très curieuse de tout, et je pense que c’est ce qui m’a aidé à me faire et à m’affirmer (…) en passant par plusieurs courants, mais aussi des modes de vie tous aussi surprenants les uns que les autres pour ma famille (rires). Je pense que ça fait partie de cette étape de recherche de soi. Ca peut être difficile, mais ça finit généralement plutôt bien quand on est tout de même bien entourée. Etre aimée pour ce que je suis, entièrement …

MB : Trois choses essentielles qu’une femme devrait être?

SD : Consciente, en accord avec elle-même, et intellectuellement indépendante. La suite devrait être logique.

MB : Quel impact penses-tu que tes actions, ton expérience, ta voix puissent avoir sur d’autres femmes?

SD : J’espère que mon accomplissement personnel (et non pas professionnel) inspirera d’autres personnes, en leur faisant prendre conscience que tout est possible quand on décide de se donner les moyens de mener sa vie comme on l’entend. Je n’ai jamais eu besoin de grand chose pour mener à bien tous mes projets, si ce n’est ma créativité, et j’essaie toujours de pousser ceux qui m’entourent à laisser libre cours à la leur, parce qu’il n’y a sincèrement rien de mieux pour s’exprimer. On pense toujours avoir besoin d’argent pour se lancer, mais on pense souvent mal. La première chose avec laquelle on matérialise sa pensée, ce sont des actes.

MB : Une femme qui t’a touché, inspiré, et pourquoi ?

SD : Il y en a trop pour n’en citer qu’une. Toutes les femmes que je rencontre, qui font des choses extraordinaires me touchent. Anecdote : Lorsque l’une d’entre nous fait quelque chose de génial, je note dans un carnet pourquoi et ce que ça m’a inspiré, et comment l’appliquer à mon échelle, à mon activité, à ma personne. Non pas dans un esprit de compétition, mais de challenge personnel. Voir des femmes qui se battent doit vous pousser à être meilleure. C’est la meilleure des stimulations.

MB : Sur quoi doit-on travailler davantage afin d’améliorer la condition et le statut des femmes aujourd’hui?

SD : Je pense que la première chose – essentielle – sur laquelle on doit insister, est l’acceptation de soi. Faire prendre conscience aux femmes que s’assumer intellectuellement à tout niveau, et physiquement est nécessaire avant tout autre chose : Etre bien avec soi, c’est être bien avec et pour les autres. Plus il y aura de femmes fortes de cette pensée, plus on sera en mesure de mettre en place les moyen d’améliorer notre condition. Et c’est toute une façon de voir les choses qu’il faut souvent changer, à certains endroits.

MB : Une de tes citations préférées ? …

SD : “Plus qu’hier, moins que demain”, cette citation est tatouée en hindi sur mon épaule droite.

ghubar-magazine.com

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