Lise Mailman & Julie Simoës, cofondatrices de Bippity Mag : “Nous sommes deux nanas ultra connectées, inspirées aussi bien par ce que nous voyons dans les magazines que dans la rue”

Lise Mailman, Julie Simoës, Bippity Mag

C’est le printemps et les images de mariés fleuris bourgeonnent autant sur les boards de Pinterest que les coups de klaxons raisonnent dans les rues ! La belle saison qui arrive et avec elle son lot de mariages et de week-ends consacrés à préparer le votre ou ceux de vos amis. Si pour vous cela rime également avec DA douteuse, maux de ventre à l’idée de vous conformer au style choisi par votre famille, avec wedding planner ringard … alors Bippity Mag sonnera comme une douce note pour vous, vous confortant dans votre croyance en la possibilité d’une île, d’un écrin matrimonial où justement créativité, originalité, hypsterisation et neofolk sont des réalités et où la tyrannie du ‘romantiquement correct’ n’a pas son OUI à dire. Alors dîtes OUI ! Lise Mailman et Julie Simoës, co fondatrices de ce nouveau magazine ‘artistiquement’ engagé, innovant, bien que ‘very cool about it’, nous en disent plus.

Madame Business : Pourquoi ce projet ? Comment est-il né ? Avez-vous fait des cauchemars, hantées par les images ‘ringardes’ de magazines sur le mariage ?

Julie Simoës : Ce projet est né d’une soirée trop arrosée à l’été 2013… Cela reste entre nous bien entendu… Lise et moi sommes deux professionnelles du mariage, j’ai lancé fin 2011 l’e-shop mariage Bal de Famille, précurseur de le vente en ligne dans le domaine des mariages dits alternatifs, Lise avait lancé l’année d’avant sa marque de papeterie de mariage Ruban Collectif. A cette époque, un vent nouveau soufflait dans l’univers du mariage, principalement grâce à l’impulsion de professionnels créatifs, relayé grâce à quelques blogs français bien inspirés, comme celui de La mariée aux pieds nus ou de Madame C.  L’idée étant, en effet, de mettre un peu de cool dans un univers très dépendant de conventions et de traditions un brin désuètes, de montrer qu’il est possible d’imaginer autre chose qu’une décoration avec des coquillages marque-place, ou une papeterie avec des papillons violets.

MB : L’on parle de la ‘décélération’ de la presse papier mais je vois plutôt le contraire même si cela implique des titres plus confidentiels, plus ciblés plus affinitaires et s’adressant à des communautés plus marquées (fixie, neo gastronomie, kids, graphisme, sneakers) …

JS : On s’inscrit complètement dans cette tendance. A 100%. Tout est dit dans la question ! On souhaite créer un titre plutôt confidentiel, et on assume complètement le côté un peu hipster du mag. On est deux entrepreneuses, on se relève les manches chaque jour, on auto-finance tous nos projets, on prend des risques, mais on s’amuse, et on fait ce qui nous plait. Et je crois que c’est tout à fait dans l’esprit de nos lecteurs, adeptes de do it yourself et d’économie collaborative.

MB : L’on doit forcément vous comparer voir vous surnommer les Cereals Magazine ou les Kinfolk du mariage ? Personnellement oui !

JS : On aime quand on nous dit ça. Car oui, clairement, on a pensé le mag au début comme le Kinfolk du mariage ! C’est notre inspiration majeure. Entre autres titres, puisqu’on a vocation à décloisonner les univers, et qu’on trouve nos sources d’inspiration autant dans des mags de surf que dans des mags de cuisine.

MB : D’ailleurs c’est peut-être à cause de cette filiation que j’ai du mal à vous associer à un projet français, vous me semblez plus dans la tendance San Francisco, DIY, …

JS : Notre projet a une sonorité anglo-saxonne il est vrai, on revendique la liberté de ton des américains dans l’univers du mariage, qui sont plus décomplexés et plus inventifs, à l’image de collectifs comme The Flashdance, et on aime l’esprit do it yourself des créatifs de Portland, c’est d’ailleurs une des orientations du magazine de montrer “les gens qui font” au prisme de l’univers du mariage. Pour autant, il s’inscrit dans une démarche qui a été entreprise par de nombreux professionnels français. Le monde du mariage français est petit, nous sommes une “bande de copains”, on se connait tous, on connait ceux qui comme nous, d’une manière ou d’une autre, apporte leur pierre à cet édifice, celle de montrer au public français qu’il est possible de faire un mariage cool.

MB : Quelles sont vos inspirations pour l’identité (brand ID Bippity Mag) et le stylisme, la DA globale du média ?

JS : Nous sommes deux co-fondatrices, chacune avec son domaine de compétences. Pour ma part je gère tout le rédactionnel et tout ce qui est relatif au “business”, Lise, graphiste et directrice artistique chez Ruban Collectif, gère toute la partie graphique. Ses inspirations sont multiples, ses inspirations sont partout. Nous sommes à vrai dire deux nanas ultra connectées, avec une curiosité sans limite, inspirées aussi bien par ce que nous voyons dans les magazines que dans la rue, lors d’un festival de musique, ou d’une expo.

MB : Etes-vous ou prévoyez-vous de vous marier ? Est-ce un pré-requis pour apprécier Bippity Magazine ?

JS : Nous sommes toutes les deux mariées, et à nous deux nous avons trois enfants. Mais ce n’est pas du tout un pré-requis pour apprécier le mag, nous voulons toucher une cible plus large, toute personne sensible aux arts visuels, au design en général, au lifestyle.

MB : Pour l’instant comment le projet est-il accueillit ?

JS : Nous avons reçu un bel accueil pour le premier numéro qui a été vendu à 250 exemplaires, sans aucun budget marketing, très peu de publicité, uniquement par bouche à oreille et sur les réseaux sociaux. Notre ambition est de devenir une petite publication indépendante avec un tirage modeste mais toutefois sympa, aux alentours de 1000-1500 exemplaires.

Lise Mailman, Julie Simoës, Bippity Mag

MB : Quel est le ‘business model’ de ce média ? Plutôt classique ou hybride ?

JS : Nous sommes sur un business model classique de magazine papier, nous fonctionnons grâce aux annonceurs qui nous font confiance. Cependant comme nous souhaitons garder notre indépendance, et respecter le parti pris d’une publication à l’esprit graphique très affirmé, nous prévoyons des collaborations plus riches avec les marques qui voudront travailler avec nous. Plus qu’une insertion publicitaire classique, nous souhaitons commercialiser des offres plus complètes, proposer une mise en avant des marques dans un contenu éditorialisé et cross-canal. Cela peut être des shootings mode, des articles de fond, qui mettent en avant le savoir-faire, complété de vidéos et d’articles sur le web.

MB : Le mariage dans les règles de l’art selon Bippity se serait ?

JS : Ce serait un mariage sans règles et à l’esprit très arty !

MB : Un lieu, un couple type (hors type), un wedding planner underground, une bande son, …

JS : Un lieu : les plages landaises, où est fabriqué le mag. Un couple : Lise & Julie, deux moitié d’un même projet. Un wedding-planner underground : Nabie dit Oui. Une bande son : Bippi Song.

Découvrez Bippity Mag ici !

Lise Mailman, Julie Simoës, Bippity Mag Lise Mailman, Julie Simoës, Bippity Mag Lise Mailman, Julie Simoës, Bippity Mag  Lise Mailman, Julie Simoës, Bippity Mag

About businessmadame

founder of Business Madame ... since 2007

Leave a Reply

Please log in using one of these methods to post your comment:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: